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La lutte antifasciste en 2026

« Viva la muerte » est le slogan des fascistes espagnols. À lui seul, il définit le fascisme. En son nom, des travailleurs en grève ou en manifestation ont été tués. Les fascistes allemands, italiens, espagnols ont toujours fait preuve d’une grande violence à l’encontre des plus humbles, et dès que ceux-ci se défendaient, ils étaient considérés comme les agresseurs avec l’appui des médias bourgeois et du pouvoir politique. Cette auto-défense du prolétariat a été utilisée pour justifier la prise de pouvoir par les fachos.

Nous sommes une organisation anticapitaliste. À ce titre, notre objectif stratégique est la socialisation des moyens de production, autrement dit nous sommes contre la propriété privée des moyens de production. Cette simple idée fait de nous, pour les fascistes, leurs ennemis.

Nos ancienn.es ont combattu militairement les fascistes en Espagne. Après leur défaite contre les fascistes européens unis en Espagne pour mettre fin à une révolution rouge et noire, Elles et eux ont fui en France, et ont organisé la résistance ici.

Pour nous, les évènements de février 2026 à Lyon, et surtout la réaction à l’Assemblée Nationale, soulignent la coupure entre le peuple et ses élites. Ces dernières, en accordant une minute de silence à un fasciste, ont montré leur véritable visage : une bourgeoisie fasciste au pouvoir. Cette minute de silence a toujours été refusée pour les victimes pourtant nombreuses de l’extrême-droite par armes. Ces événements renforcent notre antiparlementarisme ; nous préférons la démocratie directe.

Tous les militants de gauche savent que les fascistes n’ont jamais disparu, même s’ils ont été maintenus longtemps loin des médias. Aujourd’hui, grâce à une poignée de milliardaires qui ont volé le travail de millions de travailleurs et les caisses de l’État, les fascistes ont leurs propres chaînes de télé en France. Ces médias leur permettent de falsifier la réalité des faits et de débiter leur propagande mortifère.

Si notre syndicat déteste les pensées binaires, aujourd’hui nous sommes contraints de rappeler, camarade, que si tu n’es pas antifasciste, tu es fasciste.