Tract du 1er Mai

La crise ?

La crise c’est pas pour tout le monde : tandis que des usines ferment, que les plus fragiles viennent grossir les rangs des SDF, que la misère s’étale partout, les capitalos continuent de se goinfrer sur le dos des travailleurs. La crise, c’est un bon moyen pour dégraisser, fermer, délocaliser des usines et tout ça pour garantir les profits énormes de quelques charognards. Ici ou là, des politicards annoncent qu’ils veulent moraliser le capitalisme ! Comme s’il y avait une quelconque morale possible dans le fait de voler les travailleurs, de détruire la planète, ou de transformer la santé ou l’éducation en vulgaire marchandise ! Des milliards sont lâchés pour sauver des banques criminelles tandis que 18.000 enfants meurent chaque jour de malnutrition. Des milliards qu’on ne trouve pas non plus quand il s’agit de construire des logements sociaux ou de financer l’hôpital et l’école. Ces salopards viennent pleurer des milliards pour continuer à nous exploiter tranquillement !

Ils ont lâché leurs chiens !

Face à la colère qui monte, l’état lâche ses chiens sans aucune retenue : répression des militants, criminalisation des luttes sociales, voilà la réponse donnée à ceux qui prennent conscience de l’insanité du système capitaliste. Les flics ont tous les droits, comme au bon vieux temps. Ici, on tabasse les collégiens de Cenon qui ont le malheur d’attendre un train, là on défonce la gueule d’une militante bordelaise manifestant devant un squat. On accuse de terrorisme ceux qui pensent qu’un autre monde est possible. La

seule réponse à la juste colère des travailleurs ce sont les matraques et les gaz lacrymogènes ! Pour faire diversion, on nous fait le coup des sans papiers, des chômeurs et RMIstes profiteurs, alors que les seuls parasites sociaux, ce sont les patrons, les politicards et leurs flics de toutes sortes.

Et demain ?

Depuis plus de trente ans, l’occident vit une crise économique que nos "élites" n’ont jamais pu stopper puisque c’est l’essence même du capitalisme, et elles n’ont que deux mots à la bouche pour nous en sauver ou nous achever : consommation et croissance. Aujourd’hui, nous subissons une aggravation de cette crise structurelle du capitalisme. Nous ne pouvons plus continuer dans cette impasse. Nous, les producteurs, devons nous interroger sur les productions utiles et inutiles. Quant aux richesses, elles existent mais sont mal réparties. Nous avons le pouvoir changer cela et de laisser un futur à nos enfants.
Ne travaillons plus pour enrichir nos parasites, mais pour le bien commun. Produisons autrement et mieux !

Action directe !

Il nous faut donc exiger notre dû, et notre dû c’est le contrôle des outils de productions, des banques et des services : tout est à nous, rien n’est à eux, tout ce qu’ils ont ils nous l’ont volé !
Par l’action directe, la grève générale et le sabotage ouvrier pour ralentir la production, organisons nous à la base pour tuer le capitalisme. Réapproprions-nous nos vies ! Leur monde nous détruit, construisons le nôtre !

Pour un autre futur, sans frontière, ni Etat ni patron.

Révolution sociale et libertaire !

ANARCHO-SYNDICALISME !