La Retirada, il y a 80 ans ! Evènement le 14 décembre 2019

(actualisé le )

Samedi 14 décembre // Athénée ibertaire // 15h
7 rue du muguet, Bordeaux

Le Collectif libertaire de Gironde organise

La Retirada,il y a 80 ans !

Témoignages, échanges, lectures, exposition photos, projections, dessins avec Bruno Loth, chants « Cri du peuple » et auberge espagnole en fin de soirée.

Entrée libre

La Retirada il y a 80 ans ! Encore une nouvelle commémoration ? Car vous en avez sûrement déjà entendu parler de l’anniversaire de cette Retirada où près de 500 000 espagnol.e.s refluèrent vers la frontière en janvier et février de ce terrible hiver 1939, pour trouver en France un accueil indigne.

Mais la mémoire est plurielle, et si le début de ce long exil fut pour tous le même, les souvenirs que les anarchistes emportaient n’étaient sûrement pas ceux d’une République qui, entre autres actes assassina les paysans à Casas Viejas et mandata en 1934 Franco et ses troupes marocaines pour torturer et massacrer des milliers d’ouvrier.e.s insurgé.e.s aux Asturies.

Ni ceux des communistes : Lister (qui démantela les collectivités d’Aragon), Ibarruri, et autres André Marty inspecteur des Brigades Internationales, que même la presse française surnomma « le boucher d’Albacete », tous suppôts du « petit père des peuples » Staline, au sommet de sa gloire... et de ses purges, et en pleine préparation du Pacte germano-soviétique d’août 1939 !

Ce que nous vous proposons donc, c’est de nous remémorer ce que furent la Retirada et l’exil en France du point de vue des libertaires, qui en 1936 avaient engagé (de front avec la guerre contre les fascistes), une révolution sans précédent, collectivisant usines, ateliers, terres agricoles, moyens de transport, hôpitaux, restaurants, écoles, théâtres...et autres lieux de production et de vie citoyenne et culturelle, les femmes prenant pleinement leur place dans tous les domaines.

Aussi, 80 ans après la Retirada,il nous importe de maintenir la mémoire vive des actions et des expériences qu’ils ont menées en Espagne puis en exil.

Et tout cela au regard du présent ! Car si le terme de camps de concentration n’a plus cours, l’accueil réservé aux réfugiés reste aujourd’hui le même, voire pire.