1er mai 2018

NOTRE FORCE : LA SOLIDARITE

Reagan est revenu ! Euh, non ! On l’appelle Macron cette année ; évidemment c’est bien la même maladie. Le discours et les stratégies, on les connait déjà. Persuader le peuple qu’il n’y a rien à négocier : c’est comme ça et puis c’est tout. S’attaquer aux collectifs. Supprimer le statut de la SNCF, détruire tous les services publics. Ce qui est certain : ça sent fort le vieux porc de Reagan ayant cassé la grève des aiguilleurs du ciel commencée le 4 août 1981. Dès le 5 août, ce sont précisément 11.359 salariés qui sont licenciés, remplacés immédiatement par des militaires le temps de former de nouveaux contrôleurs aériens, plus dociles ceux-ci, soit 8 mois après son élection. 
 
Aujourd’hui 1er mai, commémoration des luttes des travailleuses et des travailleurs est cette année marquée une fois de plus par une actualité brûlante voulue par notre jeune Reagan : 
- Une réforme de l’université visant à interdire l’accès aux études supérieures aux enfants d’ouvriers et des travailleurs ;
-  L’attaque contre les travailleurs du privé : Carrefour, Ford.. ;
- L’attaque contre les factrices et facteurs de la poste ;
-  Une réforme de la SNCF ;
- Une diminution drastique, entamée sous Sarko, du nombre de fonctionnaires et des emplois dans la fonction publique dont l’impact se ressent déjà sur les conditions de travail notamment à l’hôpital, dans les EHPAD…
- Pour la première fois en 2015 depuis 1969 on constate une baisse de l’espérance de vie.

Après les défaites successives depuis plus d’une décennie, même face à ces attaques groupées, le syndicalisme reste divisé en secteurs professionnels et en catégories, proposant des jours de mobilisation distincts. Pour combattre cette division entre nous, pour combattre la hiérarchie des métiers, des salaires, il nous faut opposer notre unité face à celle du patronat et du pouvoir.

Si le 1er mai fut possible au plan national et international, c’est parce que la classe ouvrière avait trouvé un dénominateur commun dans la revendication, celle de la lutte pour les huit heures de travail, huit heures de repos, huit heures de loisirs qui correspondait à un désir collectif d’émancipation. La convergence de toutes les luttes actuelles ne pourront se fédérer que si cette volonté d’émancipation prend corps au sein de notre classe.

Portons pour toutes et tous des revendications identiques et battons-nous pour les mêmes droits.

POUR UNE SOCIETE SANS CLASSE NI HIÉRARCHIE !
POUR UNE SOCIÉTÉ EGALITAIRE, LIBERTAIRE ET SOLIDAIRE !

RV 9H30 Place de la République