La loi El Komri n’est pas encore votée que les employeurs la mettent en application

Ami-e-s lectrices et lecteurs, si vous venez à passer dans le sud gironde et que vous flânez dans les vignobles sagement alignés, ou que vous vous arrêtez pour déguster ce noble nectar qui fait frémir les papilles et parfois perdre la notion du temps, ayez une pensée pour celles et ceux qui courbent l’échine à tailler le cep, couper le raisin et ameublir le sol pour que ces cépages vous réchauffent le corps. Si par solidarité de classe, il vous venait à l’esprit avant qu’il ne se trouble de soutenir les vendangeur-se-s dans leur lutte pour tout simplement survivre, sachez qu’ils et elles ont entreprit un bras de fer entre la direction du chateau Carbonnieux, chemin Peyssardet à Léognan, petite commune proche de Bordeaux.

Des actions sont à venir si le « grand cru bourgeois » ne respecte pas le code du travail et ne leur paie pas le salaire du mois de septembre. Et que la commune ou l’AOC de service ne résout pas le problème de logement pendant les jours de repos. Pour info, le taulier les loge seulement pendant les journées de boulot, mais les jours de repos, ils doivent se démerder comme ils peuvent. Certains couchent dans leurs voitures et d’autre sous des toiles de tente, sous la menace permanente d’une expulsion par les gendarmes (cela est arrivé deux fois ). La majeure partie, pour ne pas dire la totalité des travailleur-e-s sont des travailleurs communautaires (espagnols et italiens). Ils et elles ont manifesté leur mécontentement et aussi leur désarroi devant la mairie de Léognan, qui les a autorisés à occuper un terrain prés d’un lac dans une commune voisine (Martignac). Pas mal, ce maire doit avoir une dent contre celui d’à côté, mais ce dernier fit intervenir la gendarmerie.

Ils et elles nous ont contactés et nous allons leur porter toute notre solidarité dans la mesure de nos moyens.

A suivre.